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Pas de baisse de prix pour l’immobilier neuf, malgré la crise sanitaire

À jour au 01 juin 2020

Contrairement aux idées reçues, l’épidémie de Covid-19 n’a eu aucun impact sur les prix de l’immobilier neuf. Dans la quasi-totalité des 10 plus grandes villes de France, les tarifs sont même globalement en hausse.

Si certains ont tablé sur une diminution des prix de l’immobilier du fait de l’épidémie de Covid-19, aucune tendance à la baisse n’est pour l’heure visible sur le marché du neuf. D’après le baromètre du site Trouver-un-logement-neuf.com, on observe plutôt une forte hausse sur le prix du trois-pièces, surface de référence, dans 8 des 10 plus grandes villes de France, depuis le début de l’année.

 

Près de 9 % de hausse dans certaines villes

Selon ce baromètre, le prix de l’immobilier neuf a progressé en 6 mois de + 8,7 % à Lille, + 5,6 % à Montpellier et + 3,3 % à Strasbourg.

Toulouse, malgré une hausse de 4,2 % en un semestre, reste la grande ville la plus abordable à 250 000 € pour un trois-pièces.

Quant à Paris, si la progression des tarifs depuis novembre 2019 n’est que de 0,7 %, la capitale reste la ville la plus chère de l’hexagone avec un prix moyen de 818 000 € pour un trois-pièces dans le neuf.

Seule exception parmi les grandes villes, Nantes où le prix moyen d’un trois-pièces diminue de 2,6 % en six mois. Il est donc possible d’acquérir un appartement neuf à moins de 300 000 € dans la cité des ducs de Bretagne.

Une demande très présente

Comme l’explique trouver-un-logement-neuf.com, cette tendance haussière est notamment due à la pénurie de logements neufs disponibles avant l’épidémie de coronavirus et au ralentissement de la délivrance des permis de construire pendant le confinement. Les prix de l’immobilier neuf ne devraient donc pas diminuer, à plus forte raison dans les grandes villes, d’autant que la demande y est restée bien présente durant le confinement. Les logements neufs avec de larges terrasses, voire des jardins privatifs, sont toujours réputés être plus chers.